Les copeaux de chêne

L’élevage en fût de chêne ayant un prix de de revient élevé, pour diminuer ce prix, certains vignerons utilisent des copeaux de chêne qu’ils ajoutent dans les cuves afin de transmettre au vin certains composant du bois de chêne en particulier les tanins.

L’apport de bois sous forme de copeaux, de planches ou de buchettes est mentionné dans des traités de vinification datant du XIXe.

copeaux cheneLes copeaux prélevés sur le chêne ont les mêmes caractéristiques que les barriques. Les copeaux utilisés reçoivent un traitement spécifiques, ils sont séchés, puis chauffés afin d’obtenir le brulage recherché.
On peut utiliser des copeaux contenant moins de tanins en les utilisant après les avoir faits tremper.

Les composés du bois qu’ils proviennent des barriques ou des copeaux migrent dans le vin de la même façon. Il n’y a donc, actuellement, aucun moyen technique permettant de détecter si un vin a été élevé en barriques ou avec l’ajout de copeaux.

L’élevage en fût de chêne présente l’avantage d’une oxygénation douce et ménagée avec le développement d’arômes.

Les apports de copeaux dans les cuves visent à reproduire les qualités du vin élevé en barriques mais avec un temps d’élevage réduit et moins de main d’œuvre d’où un prix de revient diminué.

L’emploi de copeaux a également un avantage sur le plan sanitaire puisqu’ils sont préparés de façon à ne pas avoir de germes.
Toutefois, pour de nombreux amateurs, le vin élevé en barriques reste un gage de qualité.

L’utilisation de copeaux est courante dans de nombreux pays. En Europe, l’emploi de copeaux de bois de chêne a été légalisée en 2006 dans la production de vins de pays.

Comme cité plus haut, très difficile de détecter si le vin est passé en fût de chêne ou si des copeaux ont été utilisés, pour en avoir le coeur net il suffirait de passer à la cave à vin directement chez le vigneron pour s’en assurer, mais il n’est pas exclu que dans un futur proche les barriques dans les chais ne servent que de décoration pour les touristes de passage. Il en est déjà ainsi dans les grandes maisons de Champagne lorsque l’on croise des pupitres qui servaient avant à remuer les champagne, alors que désormais toutes les grandes maisons de Champagne utilisent des gyropalettes.

Les nombreux progrès réalisés en oenologie ces dernières années permettent désormais de maîtriser entièrement la vinification du vin qui finalement n’a plus grand chose de naturel.