Histoire de la vigne (4/6) – Disparition et renaissance

Disparition et renaissance

Alors que le vignoble ne cesse de s’étendre et de produire davantage avec l’industrialisation, l’urbanisation et le chemin de fer, deux nouveaux fléaux vont détruire le vignoble français : les maladies cryptogamiques venues d’Amérique du Nord, oïdium, mildiou et black-rot (champignons microscopiques), et , à nouveau un insecte, le phylloxera. Avec ce dernier, c’est tout le vignoble qui fut condamné à partir de 1868. Le remède fut trouvé avec les porte-greffes américains. Plus de deux millions d’hectares furent arrachés.
On replanta 10 milliards de ceps américains sur lesquels on greffa les variétés françaises.

Il était impossible alors d’affirmer que la qualité et la typicité des vins seraient conservées. Certains Grands Crus de Bordeaux et Bourgogne conservèrent jusque dans la première moitié du XX ème siècle de vieilles vignes franches de pied, mais au prix d’une utilisation abusive d’insecticides.
Le paradoxe dans cette histoire vient du fait que cet insecte provient de plants américains utilisés à titre expérimental par des propriétaires de la Vallée du Rhône, du Languedoc et du Bordelais.

En un demi siècle, les grands Domaines et Châteaux voient leur côte multipliée par 3, 4, 5 ou plus. De même, les beaux Domaines se couvrent de châteaux construits avec la pierre blanche de Bourg.

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